
Quand un homme ne possède pas de pouvoir, que peut il faire ? Se soumettre et se joindre à la majorité des citoyens, vous me dites. Mais, tout homme possède sa propre vision du monde et espère donc le changer, afin vivre dans une utopie telle qu'il la perçoit. Et si on se mettait tous a œuvrer pour un monde utopique, y arrivera-t-on ? On aura essayé tout de même...
Sous la direction de son maître, un homme proteste, manifeste, réclame, tente donc par tous les moyens de communiquer et transmettre à ses égaux ses opinions, ses convictions qu'il juge lui-même si évidentes et fondées à un tel degré qu'il est capable d'employer la violence. Mais il peut finir, dans un second cas, et devant l'indifférence de son entourage, par se lasser, et préfère sortir par la petite porte que d'être traité par ses maitres de tous les mots et sanctionné par la société. Celui-là se contentera de participer par sa soumission. Une participation presque vaine donc. Car, une société a besoin avant tout d'une dynamique, d'une menace continue qui se renouvelle. Et, cette menace est avant tout l'homme avec son discours, ses convictions, ses choix, ses appartenances... Oui, c'est le citoyen qui menace la vérité ou la loi même qui régit les rapports entre les hommes. Cette société idéale dans un monde idéal ne peut exister qu'en se mettant en danger continuellement, avec le risque de s'effondrer sur elle même qui persiste obligatoirement. C'est cette dynamique qui rend possible la démocratie et qui affirme que Vérité et Démocratie se menacent éternellement pour le bien de l'humanité.
Dans un appel à limiter la folie des maîtres qu'ils nous transmettent à travers leur conception de la vérité, sachez que "rien de plus dur que d'être fou avec les fous, d'être sot avec les sots", tout comme l'affirmait Michel Foucault, et qu'un discours à la première personne fait toujours du bien.
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